Fall https://potatobanana.journalintime.com/ fr 2019-05-04T18:30:49+02:00 https://potatobanana.journalintime.com/Ce-soir Ce soir Ce soir, cette nuit, il dormira dans mon lit alors que je ne le veux pas à mes côtés sous les draps, j’ai le sentiment de ne pas avoir le choix car il y a certains "intérêts" qui m’y contraignent et j’essaie aussi bêtement de maintenir à flot ce couple qui selon moi n’a aucun avenir... Ce soir, cette nuit, il dormira dans mon lit alors que je ne le veux pas à mes côtés sous les draps, j’ai le sentiment de ne pas avoir le choix car il y a certains "intérêts" qui m’y contraignent et j’essaie aussi bêtement de maintenir à flot ce couple qui selon moi n’a aucun avenir…

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2019-05-04T18:30:49+02:00
https://potatobanana.journalintime.com/Les-mots-defendus Les mots défendus Je l’ai fait ! Je viens juste de lui envoyer ce putain de message ! J’ai le sentiment de me comporter comme une ado, je suis trop conne putain... Je l’ai fait ! Je viens juste de lui envoyer ce putain de message !

J’ai le sentiment de me comporter comme une ado, je suis trop conne putain…

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2019-04-27T16:01:45+02:00
https://potatobanana.journalintime.com/24-04-19 24/04/19 J'ai envie de me taper la tête contre les murs ce soir. J’ai envie de me taper la tête contre les murs ce soir.

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2019-04-24T01:16:00+02:00
https://potatobanana.journalintime.com/Reves-et-cauchemars Rêves et cauchemars J’ai passé la moitié de la semaine, aujourd’hui compris, à dormir en journée et ces dernières semaines je fais des rêves qui me paraissent terriblement réels, en particulier celui que j’ai fait aujourd’hui... J’ai senti que l’on me touchait entre les cuisses. Une petite part de moi avait conscience de rêver, seule, en sécurité, et l’autre, paralysée, croyait revivre ce cauchemar. J’ai bien failli en pleurer. J’ai hésité un instant à en parler à Monsieur puis ai décidé de m’en abstenir de peur qu’il n’utilise ça comme "preuve" de son innocence dans J’ai passé la moitié de la semaine, aujourd’hui compris, à dormir en journée et ces dernières semaines je fais des rêves qui me paraissent terriblement réels, en particulier celui que j’ai fait aujourd’hui…

J’ai senti que l’on me touchait entre les cuisses.

Une petite part de moi avait conscience de rêver, seule, en sécurité, et l’autre, paralysée, croyait revivre ce cauchemar.
J’ai bien failli en pleurer.
J’ai hésité un instant à en parler à Monsieur puis ai décidé de m’en abstenir de peur qu’il n’utilise ça comme "preuve" de son innocence dans ce qu’il m’a fait lorsque je ne dormais pas aussi profondément.

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2019-04-08T01:46:00+02:00
https://potatobanana.journalintime.com/Jarrive-pas-a-dormir J’arrive pas à dormir J’aimerais déjà pouvoir dire qu’une fois que tout sera terminé qu’il n’était question que de volonté, qu’avec de la volonté on peut tout faire mais il ne s’agit pas que de volonté, mes médicaments sont les fils qui me maintiennent debout, Si j’en saute 1, si j’en saute deux, Tout s’effondre, le monde s’effondre, je m’effondre. J’aimerais déjà pouvoir dire qu’une fois que tout sera terminé qu’il n’était question que de volonté, qu’avec de la volonté on peut tout faire mais il ne s’agit pas que de volonté, mes médicaments sont les fils qui me maintiennent debout, Si j’en saute 1, si j’en saute deux, Tout s’effondre, le monde s’effondre, je m’effondre.

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2019-03-23T03:54:00+01:00
https://potatobanana.journalintime.com/Le-cercle-vicieux Le cercle vicieux Ça ne va pas. Ça va pas du tout. J’ai le sentiment de passer par des étapes dans cette dépression de merde, la nouvelle c’est l’insomnie, je sens que je vais prendre rdv chez ma généraliste et la supplier de me donner de bons somnifères pour dormir la nuit. Je deviens dingue, mes idées noires sont de retour, je retombe dans la dépersonnalisation, je tourne en rond chez moi comme un lion en cage, je me sens emprisonnée dans mon corps, dans ma tête, dans cette maladie, dans ma vie... Ça ne va pas.

Ça va pas du tout. J’ai le sentiment de passer par des étapes dans cette dépression de merde, la nouvelle c’est l’insomnie, je sens que je vais prendre rdv chez ma généraliste et la supplier de me donner de bons somnifères pour dormir la nuit.

Je deviens dingue, mes idées noires sont de retour, je retombe dans la dépersonnalisation, je tourne en rond chez moi comme un lion en cage, je me sens emprisonnée dans mon corps, dans ma tête, dans cette maladie, dans ma vie…

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2019-03-18T23:45:18+01:00
https://potatobanana.journalintime.com/Missing-person Missing person Lui envoyer un message... Tu me manques Sans plus de détails. À quoi bon ? Je voudrais ses bras autour de moi, sa chaleur dans ce lit, dormir à ses côtés, alors enfin je pourrais me sentir à nouveau sereine... Ce n’est pas tant un désir, c’est un besoin. S’il te plaît, s’il te plaît, laisses-moi t’aimer. Lui envoyer un message…

Tu me manques

Sans plus de détails.
À quoi bon ?

Je voudrais ses bras autour de moi, sa chaleur dans ce lit, dormir à ses côtés, alors enfin je pourrais me sentir à nouveau sereine...
Ce n’est pas tant un désir, c’est un besoin.

S’il te plaît, s’il te plaît, laisses-moi t’aimer.

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2019-03-18T01:53:00+01:00
https://potatobanana.journalintime.com/ascendant Vierge ascendant Poisson Il y a encore peu, je ne connaissais pas mon heure de naissance. "Sensible, compatissante, vous avez la psychologie d'une éponge. Vous absorbez absolument toutes les émotions qui vous entourent. Vous détestez vous disputer autant que décevoir ceux que vous aimez. Si vous vous êtes mal comportée, vous aurez tendance à prendre la fuite. Comme vous avez souvent affaire à la Vierge, vous avez certainement l'habitude d'être grondée. Mais, soit dit en passant, cela vous évite pas mal d'ennuis. Le Cancer et le Scorpion partagent vos idéaux amoureux." Il y a encore peu, je ne connaissais pas mon heure de naissance.

"Sensible, compatissante, vous avez la psychologie d’une éponge. Vous absorbez absolument toutes les émotions qui vous entourent. Vous détestez vous disputer autant que décevoir ceux que vous aimez. Si vous vous êtes mal comportée, vous aurez tendance à prendre la fuite. Comme vous avez souvent affaire à la Vierge, vous avez certainement l’habitude d’être grondée. Mais, soit dit en passant, cela vous évite pas mal d’ennuis. Le Cancer et le Scorpion partagent vos idéaux amoureux."

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2019-03-16T19:18:00+01:00
https://potatobanana.journalintime.com/50-nuances-de-folie 50 nuances de folie J'ai un mal fou à accoucher de mes écrits, l'un d'eux est encore à l'état de brouillon depuis des semaines, l'envie d'écrire est toujours là, toujours aussi intense mais mon corps ne répond pas à cet appel, ça me rend dingue. M'exprimer dans mon journal, mon chez-moi, est devenu un effort difficile à fournir. Je crois que l'histoire avec Lui est loin d'être terminée, malheureusement pour moi. Il m'a complètement ignorée aujourd'hui, mon ego en a pris pour son grade... Hier alors que je pleurais sans retenue à la fin de notre discussion, une fois seule dans mon tout petit J’ai un mal fou à accoucher de mes écrits, l’un d’eux est encore à l’état de brouillon depuis des semaines, l’envie d’écrire est toujours là, toujours aussi intense mais mon corps ne répond pas à cet appel, ça me rend dingue.
M’exprimer dans mon journal, mon chez-moi, est devenu un effort difficile à fournir.

Je crois que l’histoire avec Lui est loin d’être terminée, malheureusement pour moi. Il m’a complètement ignorée aujourd’hui, mon ego en a pris pour son grade...
Hier alors que je pleurais sans retenue à la fin de notre discussion, une fois seule dans mon tout petit appartement, mon cerveau a reçu une sorte de déclic, je dois me servir de cet amour inavoué, inavouable, de cette souffrance comme ma motivation principale pour me sortir de ma dépression et de cette région, je dois canaliser tout ce mal-être et le transformer en une énergie flamboyante qui me poussera vers mes objectifs. Et j’ai ressenti cette motivation, j’ai vu mon regard dans le miroir de mon salon, il n’était que détermination, mais mon corps n’est pas prêt à suivre le rythme, mes pleurs me maintenaient sur la mauvaise voie et ce déclic n’est toujours qu’un passager furtif, ce n’est pas la première fois qu’il se manifeste puis s’évapore ensuite en un dixième de seconde.

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2019-03-14T00:43:00+01:00
https://potatobanana.journalintime.com/Lo-Fang-You-re-the-one-that-I-want Lo-Fang - You're the one that I want Comme mon dernier écrit, celui-ci disparaîtra, je ne peux pas me permettre d’écrire ce genre de choses. C’est très mal-vu et utilisable contre moi (comme si je ne souffrais pas suffisamment)... Je lui ai envoyé un message hier auquel il a immédiatement répondu à ma plus grande surprise puis plus tard, il m’a rejointe sur un jeu en ligne que j’administre, il a branché son micro, moi le mien, puis je suis restée silencieuse quelques courtes secondes... Que dire ? Un simple bonjour c’est trop peu pour moi, lancer un sujet de conversation sérieux d’emblée n’est pas non Comme mon dernier écrit, celui-ci disparaîtra, je ne peux pas me permettre d’écrire ce genre de choses. C’est très mal-vu et utilisable contre moi (comme si je ne souffrais pas suffisamment)...

Je lui ai envoyé un message hier auquel il a immédiatement répondu à ma plus grande surprise puis plus tard, il m’a rejointe sur un jeu en ligne que j’administre, il a branché son micro, moi le mien, puis je suis restée silencieuse quelques courtes secondes… Que dire ? Un simple bonjour c’est trop peu pour moi, lancer un sujet de conversation sérieux d’emblée n’est pas non plus la meilleure manière d’entamer le dialogue avec lui… J’ai entendu une voix féminine en arrière plan, mon sourire est retombé comme un soufflé et elle a prononcé les mots "faire-part", "mariage" et même "t’imagines si notre gosse [...]" qui m’ont attaquée en plein cœur. C’était la première fois que je l’entendais parler. Dès les premières minutes d’appel je me suis tout de suite mise à penser : Alors c’est officiellement confirmé maintenant, elle vit avec lui. Je ne m’attendais pas à tant et en les entendant rire, en les sachant chez eux, je me suis sentie de trop, presque même dans le voyeurisme.
J’en suis au point où je ne me sens plus capable de cacher mes émotions, j’ai pleuré et il m’a d’abord crue enrhumée mais en tentant d’expliquer avec ma voix fébrile que ce n’était pas le cas il a compris et poursuivi la discussion par écrit, j’ai alors pensé qu’il se souciait de moi mais pas suffisamment pour que Madame en soit informée derrière, je n’ai pourtant pas le rôle de l’autre femme...

_Lui : "Ça va ?"
- Réponse -
_Lui : "Tu n’es pas très crédible"
_Moi : "Je sais"
_Lui : "Douleur ?"
_Moi : "Plus ou moins"
_Lui : "Tu restes très vague hein"
_Moi : "C’est quelque chose dont je ne peux pas parler avec toi"
_Lui : "Ok"
_Lui : "J’insiste pas"
_Moi : "Je ne t’en aurais pas voulu d’insister"
_Lui : "Je présume que c’est déplaisant d’insister"
_Lui : "Tu sais, c’est comme un viol"
_Lui : "J’aime pas trop violer les gens"
_Lui : "Les chevaux ça va"
_Lui : "Mais les gens non"
- Rire étouffé -
_Lui : "J’espère que c’est un rire hein"
_Moi : "Je ne me serais pas sentie violée"

Non, je n’aurais décidément pas considéré ça comme un abus, au contraire, je veux bénéficier d’un peu plus de son attention. Beaucoup plus.

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2019-03-12T20:33:00+01:00
https://potatobanana.journalintime.com/Amours Amours Il est près d’une heure du matin, j’ai des tas de choses à faire demain, comme passer récupérer un colis important à la poste, envoyer une attestation, encaisser un chèque... Mais impossible de fermer l'œil en dépit de mes efforts pour reprendre un bon rythme de sommeil. Je ne faisais rien de spécial cet après-midi lorsqu’il m’a contactée seulement pour prendre de mes nouvelles, c’était si inattendu, si spontané, mon cœur a bondi, j’étais aux anges... Et il m’a donné de ses nouvelles aussi sans avoir à se faire prier pour une fois. Je l’ai fait beaucoup rire Il est près d’une heure du matin, j’ai des tas de choses à faire demain, comme passer récupérer un colis important à la poste, envoyer une attestation, encaisser un chèque… Mais impossible de fermer l’œil en dépit de mes efforts pour reprendre un bon rythme de sommeil.

Je ne faisais rien de spécial cet après-midi lorsqu’il m’a contactée seulement pour prendre de mes nouvelles, c’était si inattendu, si spontané, mon cœur a bondi, j’étais aux anges… Et il m’a donné de ses nouvelles aussi sans avoir à se faire prier pour une fois.
Je l’ai fait beaucoup rire en lui expliquant que je m’étais coupé les cheveux et que le résultat n’était pas vraiment satisfaisant mais par écrit il manquait quelque chose à cette conversation, j’aurais aimé l’entendre rire. Lorsqu’il rit je fonds. Mon bonheur est redescendu en flèche après qu’il m’ait fait part du sien, sa copine lui avait fait une surprise ce week-end. J’ai passé mon week-end au lit, à me battre contre la dépression, à dormir, me bourrer de comprimés, et lui il était à ses côtés, ils se sont promenés dans le Sud en amoureux. Je grinçais des dents sans m’en apercevoir et refoulais comme à mon habitude des larmes brûlantes. Tout compte fait, c’était une bonne chose que nous n’ayons pas parlé de vive voix...
C’est avec beaucoup d’amertume que je me répète ces mots :

Ç’aurait dû être moi à l’origine de cette surprise et de nombreuses autres. C’était moi sa copine avant…

Les heures passent et je n’ai qu’une chose en tête, lui envoyer un message pour lui dire qu’il me manque terriblement, moi je ne l’ai pas oublié, j’ai besoin de sa présence, mais je me retiens toujours, je ne fais que ça, c’est une longue agonie…

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2019-03-11T01:16:00+01:00
https://potatobanana.journalintime.com/Lombre-de-la-peur L’ombre de la peur Monsieur est tombé sur mon journal par accident hier soir. On est allés faire des courses, pendant que je les rangeais dans les placards et le frigo il s’est installé devant l’ordinateur encore allumé et ouvert sur Netflix où j’avais laissé une série en suspend mais l’onglet d’à côté "espace écriture" ne lui a pas échappé, il a très bien lu le titre de mon prochain écrit. Il n’a pas cliqué dessus, n’est pas allé lire mais je ne me suis pas sentie soulagée pour autant... J’ai parfois le sentiment de mener une double vie avec ce journal, il n’y a rien que Monsieur est tombé sur mon journal par accident hier soir.
On est allés faire des courses, pendant que je les rangeais dans les placards et le frigo il s’est installé devant l’ordinateur encore allumé et ouvert sur Netflix où j’avais laissé une série en suspend mais l’onglet d’à côté "espace écriture" ne lui a pas échappé, il a très bien lu le titre de mon prochain écrit. Il n’a pas cliqué dessus, n’est pas allé lire mais je ne me suis pas sentie soulagée pour autant…

J’ai parfois le sentiment de mener une double vie avec ce journal, il n’y a rien que j’écris dedans qu’il ne sache pas déjà, les seules choses qui changent sont les noms des personnes citées et la façon que j’ai de lui parler, je suis bien plus méchante sur Fall que face à lui, mon but n’est pas de le blesser, je ne veux de mal à personne, puis ce sont des réactions à chaud mais je ne peux m’empêcher de me sentir en danger, d’avoir besoin de me cacher et tenter de prendre toutes les précautions possibles pour qu’il n’y ait pas accès dans mon dos.
Il n’avait même pas connaissance de Fall avant cet incident.

"Tu as repris l’écriture ?"

En vérité je n’avais jamais arrêté…

Mon ex avait l’habitude de lire mes écrits et de s’en servir contre moi, qu’ils soient vrais ou faux importait peu, tout était bon pour me rabaisser, il m’a tant manipulée que j’ai presque fini par croire qu’il était légitime qu’il se permette de le lire. Je l’ai supprimé et en ai recréé plein mais ils les trouvaient toujours, ils ne vivait que pour ça, enfoncer les autres pour se rassurer lui-même, c’est pitoyable...
Ce type est une merde, et l’a toujours été, je pense sincèrement ces paroles.
Il existe pourtant beaucoup de personnes que je n’aime pas mais très peu dont je parle en ces termes.

Monsieur aussi est déjà tombé sur un ancien journal, il lui est arrivé de le lire à plusieurs reprises dans mon dos et de me demander des explications ensuite, j’avais beau estimer ne pas lui en devoir, j’ai gardé le traumatisme en moi, c’est comme vivre avec une épée de Damoclès au dessus de la tête...
Il m’a donc promis hier soir qu’il ne répéterait pas les erreurs du passé car il craint bien trop de me perdre mais je reste très sceptique, je ne baisserai pas ma garde aussi facilement et ne me ferai pas avoir à l’usure, je ne lui fais plus confiance, c’est de cette façon qu’il est déjà en train de me perdre.

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2019-03-06T22:54:00+01:00
https://potatobanana.journalintime.com/Une-histoire-de-confiance Une histoire de confiance... Monsieur est passé chez moi mardi soir. On s’est retrouvés l’un à côté de l’autre dans mon lit parfaitement propre à grignoter et regarder une série devant la télé. La fatigue qui me poursuit depuis ma visite à l’hôpital m’obligeait à lutter contre elle une fois que je me suis allongée. "Je ne dois pas, ne peux pas, ne veux pas m’endormir ! Que se passera-t-il lorsque je ne serais plus consciente ? Que va-t-il faire ? Ne dors pas ! Ne dors pas ! Ne dors pas ! Tu en as auras le droit lorsqu’il sera parti !" Des bribes de son monologue le jour de nos deux ans Monsieur est passé chez moi mardi soir. On s’est retrouvés l’un à côté de l’autre dans mon lit parfaitement propre à grignoter et regarder une série devant la télé.
La fatigue qui me poursuit depuis ma visite à l’hôpital m’obligeait à lutter contre elle une fois que je me suis allongée.

"Je ne dois pas, ne peux pas, ne veux pas m’endormir ! Que se passera-t-il lorsque je ne serais plus consciente ? Que va-t-il faire ? Ne dors pas ! Ne dors pas ! Ne dors pas ! Tu en as auras le droit lorsqu’il sera parti !"

Des bribes de son monologue le jour de nos deux ans d’anniversaire me reviennent souvent en tête : "[...] tu dois me faire confiance [...]".
Comment fait-on confiance à quelqu’un qui nous a prouvé à plusieurs reprises ne pas en être digne ? À mon sens c’est impossible.
Lorsqu’il est en proie aux doutes et me pose des questions, mes réponses ne lui suffisent pas et il va alors fouiller dans mon portable lorsque je dors et tente de forcer le mot de passe de mon journal pour y avoir accès comme si je lui devais cette part de mon intimité...
J’ai dû verrouiller mon téléphone avec un mot de passe que je change régulièrement, je le vois venir me câliner comme si de rien n’était lorsque je le déverrouille et poser sa tête sur mon épaule ma poitrine en tentant de mémoriser les touches sélectionnées.
Chacune de ses demandes de mise à l’épreuve m’irrite… Elles ont déjà eu lieu et il a échoué.

À chaque passage aux WC, chaque douche, j’ai peur de m’agresser moi-même. Ma blessure saigne encore légèrement de temps en temps, j’ai continuellement peur que cette ***** revienne dans ma vie à l’avenir…

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2019-02-14T14:21:00+01:00
https://potatobanana.journalintime.com/12-02-19 12/02/19 Le kyste semble avoir disparu ou s'est du moins, peut-être simplement résorbé, je me suis rapidement passée des antidouleurs et j'en suis contente mais je poursuis tout de même mon traitement, deux antibiotiques le matin, 500g chacun, deux autres le soir, tous les jours religieusement, accompagnés d'anxiolytiques... Betadine gynéco, paumade gynéco... Seul mon antidépresseur manque à l'appel, je ne l'ai pas repris depuis... Vendredi matin ? Faute d'en avoir, et c'est la rechute, je passe mon temps à dormir et pleurer, je ne suis que désespoir, angoisse et désorientation. Je suis Le kyste semble avoir disparu ou s’est du moins, peut-être simplement résorbé, je me suis rapidement passée des antidouleurs et j’en suis contente mais je poursuis tout de même mon traitement, deux antibiotiques le matin, 500g chacun, deux autres le soir, tous les jours religieusement, accompagnés d’anxiolytiques...
Betadine gynéco, paumade gynéco… Seul mon antidépresseur manque à l’appel, je ne l’ai pas repris depuis… Vendredi matin ? Faute d’en avoir, et c’est la rechute, je passe mon temps à dormir et pleurer, je ne suis que désespoir, angoisse et désorientation.

Je suis nauséeuse, défoncée à la fatigue et j’ai le tournis en permanence, je vais aller voir ma doctoresse, heureusement qu’elle n’est pas loin de chez moi…

Mon corps n’est pas encore redevenu lui-même pour autant, je ne suis pas guérie.
J’hésite aussi à envoyer un mail à mon psy, j’ai très vite réalisé que je me suis menti à moi-même, je ne vais pas mieux et mon corps me l’a fait savoir à sa façon tout en exprimant physiquement la même douleur que celle qui me ronge l’esprit.

Je t’ai écouté, tu as et as eu raison, je suis en détresse.

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2019-02-12T14:03:00+01:00
https://potatobanana.journalintime.com/Echo Écho Mes propres cris me hantent. À bien y réfléchir, il ne s’agissait pas que de douleur physique... Mes propres cris me hantent.

À bien y réfléchir, il ne s’agissait pas que de douleur physique…

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2019-02-10T20:26:58+01:00
https://potatobanana.journalintime.com/Medication Médication et culpabilité Tout ce stress n’a pas été évacué, je refoule encore beaucoup de larmes et rumine toujours plus mon mal-être. Mon lit empeste la betadine gynécologique, ça fout une sale ambiance dans mon appartement que je voulais avant ça être mon cocon protecteur. Je n'ai rien mangé aujourd'hui, je ne parviens même pas à boire mon café préparé ce matin et réchauffé à maintes reprises dans la journée. En rentrant hier j’ai déballé tous mes médicaments et les ai regroupés dans ma cuisine près de mes anxiolytiques et ma dernière plaquette d’antidépresseurs, puis me suis servie Tout ce stress n’a pas été évacué, je refoule encore beaucoup de larmes et rumine toujours plus mon mal-être.

Mon lit empeste la betadine gynécologique, ça fout une sale ambiance dans mon appartement que je voulais avant ça être mon cocon protecteur.
Je n’ai rien mangé aujourd’hui, je ne parviens même pas à boire mon café préparé ce matin et réchauffé à maintes reprises dans la journée.
En rentrant hier j’ai déballé tous mes médicaments et les ai regroupés dans ma cuisine près de mes anxiolytiques et ma dernière plaquette d’antidépresseurs, puis me suis servie de l’eau pour commencer à me soigner. À la vue de cette quantité de médoc’ pour moi seule j’ai encore pleuré.

Ça représente à mon sens une violente prise de conscience sur la gravité de ce qui se passe en moi.

Je vais sortir mes poubelles, trier mes déchets recyclables et refaire un tour à la pharmacie pour reprendre le séroplex prescrit par mon psy. Je me culpabilise, je devrais au lieu de ça rester dans mon lit et me reposer, reléguer à quelqu’un d’autre toutes ces petites tâches.
À 20h je vais rejoindre mon copain et nos amis au bout de la rue dans un pub autour de quelques pizzas dont je n’ai plus osé rêver depuis des mois, je m’imagine déjà leurs regards lorqu’ils verront tout les comprimés que je dois avaler. Physiquement mon kyste n’a pas changé en dépit du fait que la gynéco a dit en avoir évacué les trois quarts.

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2019-02-08T18:04:00+01:00
https://potatobanana.journalintime.com/La-suite La suite Par où commencer ? Tout se mélange dans ma tête, passé, présent, futur... Je me mets à rire bêtement et je pleurs à la fois, cette bartholinite est un véritable choc autant sur le plan physique qu'émotionnel. Néamoins, je vais tenter de reprendre les choses où je les ai laissées hier-matin... Après avoir été éconduite par les secours j’ai écrit un statut sur Facebook dans lequel j’ai demandé de l’aide, désespérée... J’ai eu beau essayer de me convaincre qu’il ne faut pas avoir honte de son corps et des maux dont il peut souffrir, je suis tout de même restée Par où commencer ? Tout se mélange dans ma tête, passé, présent, futur...
Je me mets à rire bêtement et je pleurs à la fois, cette bartholinite est un véritable choc autant sur le plan physique qu’émotionnel.
Néamoins, je vais tenter de reprendre les choses où je les ai laissées hier-matin…

Après avoir été éconduite par les secours j’ai écrit un statut sur Facebook dans lequel j’ai demandé de l’aide, désespérée… J’ai eu beau essayer de me convaincre qu’il ne faut pas avoir honte de son corps et des maux dont il peut souffrir, je suis tout de même restée évasive sur la teneur de ma blessure.
Puis m’en suis mordu les doigts au vu des réactions que j’ai suscitées.
Une vague de messages inquiets a déferlé sur l’écran de mon portable, je ne savais pas à qui répondre en premier ni comment expliquer la situation et enfin l’angoisse et la fatigue mêlées à la douleur continue ont eu raison de moi… J’ai rouvert les yeux aux alentours de midi et ai accepté que ma belle-sœur envoie son petit-ami me chercher en sortant de son travail à 13h.
J’ai eu tout le temps de descendre les escaliers à l’allure d’un escargot et lorsqu’il m’a trouvée sur le parking, l’expression grave de son visage m’a fait un drôle d’effet. J’avais toujours eu l’habitude de le voir souriant et blagueur avant aujourd’hui.
Il s’est excusé en voiture pour les secousses.
Arrivée aux urgences bondées de monde, c’est avec beaucoup de gêne que j’ai expliqué la raison de ma venue et la femme face à moi est restée bête un instant : "Une quoi ? C’est quoi ça, une bartholinite ?" Et ouais meuf ! La bartholinite ne touche que 2% des femmes et il a fallu que ça me tombe dessus, moi-même avant ça je ne connaissais pas ce mal ! En revanche son expression et son attitude n’ont pas été des plus agréables, j’ai bien deviné que ça ne lui a pas fait plaisir de voir encore quelqu’un arriver aux urgences, d’autant plus qu’il y a eu beaucoup de monde cette nuit, une amie aide-soignante qui travaille à l’hôpital m’a rapporté avoir entendu dire que c’était apparemment la folie dans ce service et qu’ils attendaient impatiemment la relève de 7h. C’est malheureux mais lorsque l’on choisit de travailler dans ce milieu il faut s’y attendre… Je comprends qu’elle se soit sentie submergée par la charge de travail mais je ne crois pas qu’il s’agisse d’une raison valable pour lever les yeux au ciel et souffler lorsque des gens viennent réclamer de l’aide pour leurs souffrances, surtout lorsque ces derniers se montrent calmes et polis, dans l’autre sens j’ai aussi estimé que cela ne justifiait pas d’insultes et autres accès de colère.
La violence engendre la violence.
Cette femme s’est donc débarrassée de nous en nous envoyant au premier étage au service maternité. Jamais de ma vie je n’avais vu tant de femmes enceintes à la fois ! Une sage-femme (je présume) nous a fait patienter en salle d’attente pour futurs pères près des salles d’accouchement après m’avoir demandé par précaution si j’étais enceinte moi aussi. À cette même date il y a trois ans c’était effectivement le cas, là-dessus aussi j’en ai des choses à dire...
Cinq minutes ont donc passé… puis dix… Quinze… Vingt… Trente… Cette foutue douleur, elle, me donnait l’impression d’attendre des heures. Des couples allaient et venaient dans tous les sens, une femme était même prise de contractions, on l’avait envoyée dehors avec son compagnon marcher un peu pour aider le travaille à commencer, leur bébé est probablement parmi nous à l’heure où j’écris toutes ces choses, j’espère qu’ils vont bien.
Mon ami et moi n’osions même pas regarder l’heure donc je ne saurais dire au bout de combien de temps d’attente, j’ai soufflé un amer "te dépêches pas surtout..." qui n’a pas échappé à la sage-femme rencontrée plus tôt qui passait devant la salle au même instant, je me suis sentie bête d’avoir dit ça, même à voix basse. Elle a alors fait demi-tour et nous a demandé, comme si de rien n’était, si nous avions "les étiquettes", une paperasse dont nous ne disposions évidemment pas et nous a donc renvoyés au rez-de-chaussée pour se faire admettre administrativement aux urgences gynécologiques. Pour résumer cet épisode, tous les bureaux se sont renvoyés la balle en nous faisant courir dans tous les sens et nous sommes remontés sans ces maudites étiquettes. Ah, et je tiens à ajouter qu’un type nous est passé devant alors que nous attendions de longues minutes derrière un couple très peu pressé et qu’une vieille dame est entrée après lui sans prêter attention à qui que ce soit et a elle aussi tenté de forcer le passage pour passer en priorité.

Je ne pense pas avoir autant serré et grincé des dents de toute ma vie !

Une gynécologue a fini par montrer le bout de son nez et s’est présentée sous un nom qui m’a aussitôt échappé contrairement à son délicieux accent puis a disparue dans l’ascenseur sans nous donner plus d’indication sur la suite des événements. S’en est alors suivie une autre longue attente jusqu’à ce que la sage-femme revienne vers nous pour enfin nous conduire jusqu’à son cabinet au rez-de-chaussée.
Encore de l’attente puis enfin, les choses sérieuses ont commencé.

J’avais à peine franchi le seuil de la porte que la doctoresse, le combiné du téléphone collé à l’oreille, m’a appelée à enlever le bas dans la petite salle-de-bain au fond de la pièce sur ma droite et à m’installer pour l’examen. Tous les gynéco que j’ai rencontrés jusqu’à présent ont eu cette manière de ne pas perdre de temps en m’incitant immédiatement à tomber la culotte, j’ai toujours trouvé ça très brusque...
Pleine d’anxiété, j’ai laissé mon regard vagabonder dans tous les sens, je ne trouvais rien à quoi me raccrocher alors j’ai dû puiser en moi la force nécessaire pour traverser cette épreuve. Mon problème lui a sauté aux yeux, le diagnostic a été instantané puis elle a alors préparé une seringue pour m’anesthésier localement. Ai-je précisé que j’ai peur des piqûres ? J’étais "contente", j’avais eu ce que je voulais sans même l’avoir demandé, l’auscultation se faisait par une femme, mon ami ne m’avait pas suivie dans le cabinet et j’étais anesthésiée localement donc je pouvais avoir conscience de ce que l’on me faisait.
Je suis très sensible à la douleur en temps normal, j’ai donc presque regretté mon souhait d’une anesthésie locale lorsque l’aiguille est entrée mais encore bien plus lorsqu’elle a sorti cet ustensile à usage unique qui ne quitte plus mon esprit… Dès que je l’ai vue dans sa main gantée, cette lame piquante et pointue, il s’est produit dans ma tête une réaction que je ne saurais décrire, je parie que j’ai changé de couleur à ce moment-là… Elle a tenté de m’ouvrir avec et m’a arraché de grands cris de douleur. On m’a entendue dans toutes les pièces alentours et elle s’est répandue en excuses. Je ne parvenais plus à contenir mes larmes, elles m’inondaient le visage et je ne pensais qu’à garder les jambes bien éloignée de ma gynéco de peur de lui envoyer un coup par inadvertance en me crispant. Elle m’a donc refait une anesthésie après avoir ouvert et pressé la zone mais ça ne changeait rien, je gémissais entre mes sanglots et me remettais à crier lorsque je la sentais appuyer plus fort ou percer à nouveau. Je lui ai même demandé pardon pour l’insolant "putain" qui m’a échappé sous l’effet de la douleur, je regrette encore d’avoir eu ce langage alors que je m’étais jurée de me modérer dans mes paroles quelle que soit l’intensité de mes souffrances...
Elle aussi s’excusait encore alors que je lui ai soutenu ne pas lui en vouloir, c’était mon corps qui me faisait mal, elle ne pouvait pas en tenir la responsabilité, ce n’est pas elle qui a fait apparaître ce kyste ! Puis en me voyant relever la tête elle m’a lancé un "ne regardez pas !", j’ai cru que ces mots allaient me faire défaillir… Je m’étais forcée à tenir le coup à la vue de son ustensile qui promettait davantage de douleur de par son aspect alors il n’était pas question que je rompe les rangs sur ces paroles ni même en la défiant de jeter un coup d’œil à ce qu’elle était en train de me faire !

"Vous êtes très courageuse, très très courageuse".
Elle me l’a répété à plusieurs reprises et je n’y crois toujours pas mais au moins j’ai essayé d’en donner l’air, de contrôler ma respiration, pas question de rester dans cet état, je ne suis pas masochiste. Un prélèvement du liquide accumulé dans mon corps à envoyer au laboratoire de bactériologie plus tard… Et elle m’aspergeait de bétadine. Comme au début de l’examen, elle m’a subitement dit d’aller me rhabiller et de la suivre jusqu’au bureau pour la prescription d’un traitement. J’avais toujours mal mais pouvais enfin avoir une démarche plus ordinaire et m’asseoir plus ou moins bien sur une chaise. Elle a dû intervenir pour les fameuses étiquettes alors que ça ne relève pas de son travail et a envoyé le copain de ma belle-sœur le faire pour nous tout en m’ordonnant de rester assise et de me reposer après ce que je venais de subir alors que je le suivais sans même m’en apercevoir.
En attendant son retour dans le cabinet elle m’expliquait la posologie de toute la batterie de médicaments à aller chercher en pharmacie.
_"[...] Vous avez quel âge ?"
_"22 ans."
Elle a esquissé un large sourire. Tout le monde réagit de cette manière quand je réponds, on doit voir en moi une petite jeunette mignonne et insouciante.
Pour changer on nous a encore fait attendre environ une heure avant de pouvoir repartir avec un rendez-vous pour le 18 où j’aurais également les résultats de mes analyses, je suis angoissée...
Chaque personne à qui nous avons eu à faire nous a pris pour un couple, la gynéco nous a parlé de préservatifs renforcés qu’elle va me prescrire la prochaine fois… C’était très gênant, je n’ai même pas osé lui dire que ce n’était pas nécessaire, je suis plus ou moins abstinente sur le plan sexuel, j’ai hésité une seconde à lui avouer que je n’ai plus eu de rapports avec mon copain depuis… Mai dernier ? Ma libido est en chute libre depuis presque un an, mais ça, personne dans notre entourage ne le sait et je ne me voyais pas admettre que mon couple va aussi mal à mon ami assis sur la chaise juste à côté. L’heure n’était pas à ce type de révélations.
Avant que je n’obtienne mon rendez-vous durant cette dernière heure, mon "beau-frère" m’a trouvée très pâle et m’a proposé d’aller me chercher quelque chose à manger, je ne me sentais pas la force de me chamailler avec lui en refusant alors j’ai accepté quelque chose à boire, j’étais desséchée et avais la nausée du fait d’être à jeun en vue d’une éventuelle visite au bloc opératoire. C’est avec une petite bouteille d’Ice Tea qu’il est revenu, "je crois que t’aime ça non ?", j’ai trouvé l’attention très mignonne, en voilà un qui me connaît mieux que je ne le pensais !

On a fini par atterrir à Mcdonald’s où j’ai très peu mangé mais l’atmosphère était déjà plus détendue, c’était un grand soulagement de ne pas avoir eu à rester au-delà de l’après-midi dans cet hôpital après tout ce temps passé à m’imaginer alitée dans une chambre que j’aurais partagée avec quelqu’un d’autre que je n’aurais peut-être même pas apprécié…

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2019-02-08T16:42:00+01:00
https://potatobanana.journalintime.com/Nouveaute Nouveauté À en juger par l’état de mes yeux et mon visage lorsque j’émerge j’en ai déduit que je pleurs dans mon sommeil. C’est nouveau ça... À en juger par l’état de mes yeux et mon visage lorsque j’émerge j’en ai déduit que je pleurs dans mon sommeil.

C’est nouveau ça…

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2019-02-08T01:00:07+01:00
https://potatobanana.journalintime.com/Furax Furax Je suis furax, j’ai appelé les pompiers qui m’ont redirigée sur le numéro du Samu et la nana que j’ai eu au bout du fil ne m’a envoyé personne alors que j’étais en larmes et j’arrivais à peine à aligner deux mots, cramponnée à ma commode et serrant les dents. Si j’ai justement appelé les pompiers c’est parce que j’ai besoin qu’ils m’emmènent aux urgences, je n’ai personne pour m’accompagner, soit les gens dorment et sont injoignables soit ils travaillent et sont injoignables putain ! C’est pourtant pas difficile à comprendre ! J’ai fourni de gros Je suis furax, j’ai appelé les pompiers qui m’ont redirigée sur le numéro du Samu et la nana que j’ai eu au bout du fil ne m’a envoyé personne alors que j’étais en larmes et j’arrivais à peine à aligner deux mots, cramponnée à ma commode et serrant les dents. Si j’ai justement appelé les pompiers c’est parce que j’ai besoin qu’ils m’emmènent aux urgences, je n’ai personne pour m’accompagner, soit les gens dorment et sont injoignables soit ils travaillent et sont injoignables putain ! C’est pourtant pas difficile à comprendre !
J’ai fourni de gros efforts pour m’habiller et "courir" dans tout mon appartement pour préparer quelques affaires au cas où je devrais rester à l’hôpital tout ça pour qu’on me dise de demander à des proches de m’emmener, je ne sais pas à qui demander, je ne sais pas qui va être disponible et qui va bien vouloir m’aider… Je sais bien que je suis appréciée par tout mon entourage mais je ne peux pas m’empêcher de me poser ce genre de question, le fait est que je ne veux être un fardeau pour personne...
Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit, je commence à avoir mal à la tête et mes pleurs ne vont pas arranger le problème. Le kyste m’a l’air de gonfler de jour en jour et mon angoisse est proportionnelle à la douleur qu’il me procure...
Je déteste ma vie et je pèse mes mots. Je déteste surtout mon corps actuellement et le fait de ne pouvoir penser à rien d’autre. J’aimerais juste pleurer dans mon lit jusqu’à ce que je m’endorme et me réveiller en parfaite santé, comme si tout ça n’avait été qu’un mauvais rêve… Je suis à bout, toujours.

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2019-02-07T07:17:00+01:00
https://potatobanana.journalintime.com/Bartholinite Bartholinite Un kyste s’est formé dans la petite lèvre droite de ma vulve, il est arrivé spontanément... J’ai eu mal en m’asseyant, en marchant, en allant aux WC, en me lavant et même en ne faisant RIEN. La grande lèvre droite qui les "recouvre" a enflé. J'étais déjà angoissée à l’idée de me faire ausculter par ma doctoresse, à l’idée de devoir exposer mon intimité, de devoir peut-être finir aux urgences, être auscultée et touchée par un homme, être opérée, alitée, constamment visitée par des infirmières, ne pas avoir mon mot à dire sur le déroulement des opérations. Un kyste s’est formé dans la petite lèvre droite de ma vulve, il est arrivé spontanément… J’ai eu mal en m’asseyant, en marchant, en allant aux WC, en me lavant et même en ne faisant RIEN.

La grande lèvre droite qui les "recouvre" a enflé. J’étais déjà angoissée à l’idée de me faire ausculter par ma doctoresse, à l’idée de devoir exposer mon intimité, de devoir peut-être finir aux urgences, être auscultée et touchée par un homme, être opérée, alitée, constamment visitée par des infirmières, ne pas avoir mon mot à dire sur le déroulement des opérations…

Et ouais, je ne veux pas être auscultée par un homme, je n’aime pas les gynécologues de sexe masculin ni l’idée que les hommes soient gynéco et je n’aime pas les gynécologues en général mais je dois surpasser tout ça, ma santé est en jeu là !

RIGHT NOW

Je vais donc me laver, me changer, préparer des affaires et appeler les pompiers, je n’ai personne pour m’accompagner et je ne peux pas aller à pied jusqu’à l’hôpital, me perdre dans tous les services jusqu’au bon et attendre bien sagement mon tour… Le top du top dans l’histoire c’est que je n’ai même pas d’assurance maladie ! Hourra…

Je hais vraiment ma vie.

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https://www.slideshare.net/mobile/tayebi/la-bartholinite-aigu

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2019-02-06T13:50:00+01:00