Fall

Cycle

J’ai commencé un nouvel écrit que je voulais assez court par rapport au dernier mais plus je tape sur mon clavier et plus je développe tout en restant assez superficielle dans ma réflexion… Je vais essayer de synthétiser un peu tout ça.

Donc :
On a encore parlé de sa collègue ce soir, j’ai constaté qu’elle s’était un peu calmée après mon dernier coup de gueule, je vois de temps en temps son nom en haut de l’écran du portable de Monsieur quand je passe derrière lui, elle n’a pas vraiment coupé les ponts au final.
J’ai vu toute à l’heure qu’elle lui avait écrit, il soufflait et marmonnait que « les gens lui cassent les couilles ». Pourquoi ? Parce que madame la collègue lui a envoyé un gros pavé sorti de nulle-part pour lui reprocher de se contredire au sujet de notre relation. On n’est pas passés loin de la rupture suite aux messages que j’ai échangés avec elle et les disputes que j’ai eu avec lui à la maison et il lui a apparemment fait savoir donc elle a l’air de s’être attendue à ce que ça arrive vraiment, mais j’ai dit que je faisais des efforts, que je voulais en faire et voilà, je fais ce que je dis donc il reste, il attend de voir, il profite tant que ça se passe bien mais si jamais ça repart il va vraiment tout arrêter.
Elle est en train de lui reprocher de faire ce qu’elle-même fait dans son couple depuis des années et elle a admit « qu’elle s’implique trop dans notre relation qui ne la regarde pas ».
Je fais la même chose depuis trop longtemps… Je sens pourtant que cet intérêt va un jour atteindre ses limites, comme je lui avais dit dans mon message irréfléchi, vaut mieux qu’elle reste avec Ducon en fait, tant pis si elle est malheureuse, elle le veut bien ! Puis de toutes façons ça change quoi à ma vie qu’elle soit en couple avec un crétin ou célibataire ? C’est pas comme si on était amies ! Je dois arrêter de me soucier d’elle alors qu’elle s’est toujours foutue de moi.

Ça m’amène à ce qui me trotte en tête depuis un moment, cette période où je bossais dans cette entreprise avec elle et Monsieur, il y avait cette femme Vippee, une hypocrite immensément aigrie qui m’a super bien accueillie dans l’entreprise le premier jour, qui était toute mielleuse avec moi durant une courte période et puis qui m’a finalement harcelée durant 6 mois, elle m’en mettait plein le dos auprès de nos autres collègues, toutes des femmes, toutes des commères elles aussi hypocrites, chaque fois que je partais faire quelque chose dans une autre pièce et faisait en sorte de me mettre des bâtons dans les roues dans mon travail, ça lui donnait des raisons supplémentaires de me détester et me rabaisser, je rentrais tous les soirs en pleurant à chaudes larmes, c’était ma première vraie expérience professionnelle… La collègue de Monsieur s’entendait super bien avec cette vieille, elle a tout de suite mordu à l’hameçon quand elle a débarqué dans la boîte et contrairement à moi, elle se souciait profondément d’être aimée par les gens qui y travaillent donc cette amitié unilatérale a duré entre elles et, par conséquent, elle a parfois pris le parti de Vippee, elle s’impliquait de temps en temps et participait à mon harcèlement professionnel en venant m’interrompre avec des papiers à la main pour me reprocher de mal les remplir sans avoir la moindre preuve de ce qu’on lui avait rapporté à mon sujet. Quand ce n’était pas face à Vippee que j’étais opposée elle prenait quand même le parti de l’autre personne… Je mentirais si je disais que je ne prends pas facilement la mouche, de plus, je suis rancunière, très rancunière et je lui tiens rigueur encore aujourd’hui de certains détails dans ce registre. Il y a des points sur lesquels elle m’a parfois défendue mais je retiens surtout les fois où j’aurais voulu qu’elle me soutienne et où elle m’a enfoncée à la place, je suis ainsi faite.
Monsieur m’a dit qu’ils se sont longtemps disputés à ce sujet aussi, il lui a fallu du temps pour admettre qu’elle a eu tort de se ranger du côté de Vippee alors que je ne leur avait rien fait, l’une comme l’autre.

Au final je me pose beaucoup la question « est-ce qu’on aurait vraiment pu être amies ? ».
Je ne crois pas… Ça me déçoit mais à force d’y réfléchir tout me conduit à croire que c’est impossible, on n’est pas faites pour s’entendre toutes les deux, j’aurais tellement aimé pourtant…

Sans transition, deux mots vont et viennent dans mon esprit depuis des semaines.
Injonction. Autoflagellation. Je dois méditer là-dessus pour avancer dans ma remise en question.

J’ai masqué pas mal d’écrits qui était postés publiquement à l’origine et j’envisage d’en faire autant pour les derniers qui sont encore accessibles dans ce journal… Je vais peut-être les rendre à nouveau disponibles à la lecture (pour certains) puis finalement tout repasser en « brouillon »… ?
À voir.